OBJETS CULTUELS DU JUDAÏSME

© UFE, Paris – Objets cultuels du Judaïsme

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Le catalogue des objets judaïques religieux est si vaste que seul l’expert saura déterminer l’essence et la valeur de chaque objet. Les styles, et mélanges de styles, des objets résultent de rencontres entre les Juifs de Diaspora et leurs voisins, de leurs origines et de l’apport des artisans.

Avant d’être des œuvres d’art, ils sont chargés de valeurs religieuses et symboliques puisque utilisés dans les fêtes et cérémonies religieuses. Les lampes du Shabbat, en cuivre ou en bronze, sont rarement fausses car la charge de travail est trop grande en rapport au gain éventuel, mais cela n’est pas le cas des modèles en argent rarissimes et chers. Les coupes de cérémonie et les timbales en argent datent de l’Antiquité.

Au Moyen Age, les Juifs d’Europe les achetaient à des argentiers non juifs. Seule une inscription en hébreu permet de savoir si l’objet en question était utilisé pour des rites juifs ; elle est donc d’une importance primordiale.

Les boîtes à épices, les bougeoirs et les services de la Havdalah servent le samedi soir, à la fin du Shabbat, lorsque les familles juives se réunissent pour une courte cérémonie, la Havdalah. Un membre de la famille tient une bougie allumée pendant que le maître de maison lève sa coupe de vin en signe de bénédiction et qu’une boîte à épices décorative contenant des herbes aromatiques circule. À la fin de la cérémonie, les dernières gouttes du vin sont versées à l’intérieur d’un bol dans lequel on éteint la bougie.

La Hanoukia est un chandelier à neuf branches dont l’une est appelée shamash. Il est utilisé lors de la célébration de Hanouka, fête des lumières qui commémore la victoire des Maccabées sur les légions syriennes séleucides. Le nom de Hanoukia est apparu à la fin du XIXème siècle à Jérusalem, dans la bouche de l’épouse d’Eliezer Ben-Yehuda, qui est connu pour avoir ressuscité l’hébreu en tant que langue vivante.

De tous les ornements extérieurs de la Torah, les rimonim sont sans doute les plus variés. Les spécimens les plus anciens datent du XVème siècle. Ils sont moulés dans un métal lourd et leur forme audacieuse est admirablement exécutée, souvent avec des dorures sur les clochettes ou ailleurs. Ils comprennent trois étages où sont des clochettes suspendues à des arceaux. Des poinçons permettent de les dater, les motifs caractéristiques du Baroque, du Rococo ou du Néo-classique sont également utiles. Les plus belles pectorales de Torah ont été faites par des artisans de Augsbourg, Nuremberg, Francfort-sur-le-Main et Breslau. Les modèles typiquement allemands sont des copies très ouvragées du pectoral que portait le Grand Prêtre au Temple de Jérusalem. Au centre, douze pierres forment un rectangle ; chacune d’entre elles symbolisent une des tribus d’Israël. Les mains de lecture de la Torah couvrent plusieurs siècles, plusieurs continents et sont de matériaux très divers. Le plus employé est l’argent, mais on trouve tous les métaux sauf le fer et de l’acier trop associés à la violence et à la guerre pour être utilisées dans un contexte religieux.

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