Justine LAMARRE
HORLOGERIE, MONTRES DE COLLECTION, LA ROLEX DE COMEX

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Justine LAMARRE

Breitling Navitimer AOPA, ref. 806, offerte par l’aéro-club d’Esbly à son propriétaire- photo Justine Lamarre, experte UFE

L’experte 

Justine Lamarre est experte en montres de collection, spécialisée dans les pièces vintage, les montres joaillerie et les Rolex « COMEX ».

Après des études d’art puis un MBA en Commerce et Marché International de l’Art, elle se dirige vers les ventes aux enchères et rejoint la maison Artcurial, où elle se forme à l’expertise, à l’authentification et à la recherche de provenance. Au sein du département Horlogerie de Collection, elle participe à l’organisation de nombreuses ventes de référence à Paris et à Monaco. Passionnée par l’histoire des objets, elle travaille notamment à la dispersion d’importantes collections et de montres présentant un intérêt historique.

Aujourd’hui basée dans le Sud de la France, Justine Lamarre travaille en partenariat avec l’atelier d’horlogerie Jacques Bianchi à Marseille, autour notamment d’une passion partagée pour les montres Rolex livrées à la COMEX (COmpagnie Maritime d’EXpertises). Elle intervient également auprès de plusieurs maisons de ventes aux enchères sur l’ensemble de l’arc méditerranéen, de Montpellier à Monaco.

Son expertise est aussi sollicitée dans le cadre de ventes aux enchères organisées par l’État français, notamment pour la DNID et l’AGRASC, pour des missions d’expertise et d’authentification horlogère.

S’appuyant sur un vaste réseau d’horlogers dans le Sud de la France, Justine Lamarre accompagne particuliers, collectionneurs et commissaires-priseurs dans leurs besoins en matière d’estimation, d’expertise, d’authentification et de recherche de provenance.

Son activité couvre également les expertises d’assurance, les évaluations en valeur de remplacement, les inventaires patrimoniaux ainsi que les dossiers liés au vol, à la lutte contre la contrefaçon et à la sécurisation des collections. Elle collabore régulièrement avec des cabinets d’assurance spécialisés dans les objets d’art et de valeur afin d’accompagner leurs assurés dans la protection et la valorisation de leur patrimoine horloger.

Justine Lamarre est également la créatrice de Madame Watches, un blog consacré à l’actualité du marché des montres de collection et des ventes aux enchères. Elle y partage analyses, conseils et décryptages à destination des collectionneurs et des amateurs souhaitant acheter, vendre ou constituer une collection.

Depuis 2012,  elle évolue dans l’univers des ventes aux enchères, d’abord au sein de la maison de ventes Artcurial, où j’ai eu l’opportunité de me former à l’expertise horlogère, puis en tant que spécialiste indépendante depuis 2022.

Au fil des années, elle eut entre les mains des montres exceptionnelles et a pu évidemment rencontrer à Paris de nombreux experts et collectionneurs.

C’est auprès d’eux qu’elle a appris à reconnaître une « belle montre », à identifier les petits détails qui justifient les grands écarts de prix et à éduquer mon oeil à toutes les subtilités de l’expertise. Installée à Marseille, elle met aujourd’hui mon expérience au service des professionnels et des particuliers pour des missions de conseil, d’estimation et d’authentification.

 

La Comex 

Comex, la tool watch marseillaise

Dans l’univers des montres de collection, les tool watch désignent les montres professionnelles, ces instruments de travail conçus pour être utilisés en conditions extrêmes.

Dédiées aux plongeurs, aux aviateurs, aux explorateurs et aux forces armées, elles sont aujourd’hui appréciées de certains amateurs qui se passionnent
pour l’univers auquel elles sont rattachées. Unités d’élite, aviation de chasse ou conquête spatiale… Chaque tool watch raconte les liens étroits que l’horlogerie a entretenu avec d’autres industries. Ces montres de dotation, qui faisaient l’objet d’un cahier des charges aussi exigeant que pragmatique, réapparaissent parfois aux enchères, suscitant, selon leur état et leur provenance, l’enthousiasme des collectionneurs et des passionnés.

Parmi ces montres chargées d’histoire, il y a les « Comex », ces plongeuses livrées à la Compagnie Maritime d’Expertise, entreprise pionnière dans les travaux sous-marins fondée par Henri Germain Delauze en 1962 à Marseille. Dès ses débuts, Comex occupe une position de leader sur le marché international du pétrole offshore et devient la première société mondiale d’ingénierie, de technologie et d’interventions humaines ou robotisées sous-marines. L’entreprise déploie ses activités sur les 5 continents et joue un rôle majeur dans le développement de la plongée profonde et des systèmes de vie sous pression, au service de l’industrie offshore, scientifique et médicale.
Pour équiper ses plongeurs d’élite, Comex a besoin de montres robustes, fiables et capables de résister à un environnement extrêmement pressurisé (10 bars et plus) et à des variations de pression importantes lors de la remontée.

Parallèlement à cette aventure industrielle, se déploie une recherche scientifique
inédite : comprendre les réactions du corps humain soumis à des pressions extrêmes. En 1969, Comex inaugure son centre d’essai hyperbare et engage un programme de recherche qui aboutit à la mise au point de nouveaux mélanges respiratoires,permettant à ses plongeurs d’atteindre des profondeurs jusque-là inaccessibles. Le programme s’intensifie après le premier choc pétrolier de 1973, alors que l’enjeu devient stratégique : découvrir rapidement de nouveaux gisements situés hors du Moyen-Orient. Or, pour exploiter ces ressources, parfois localisées à plus de 100 mètres de profondeur, Comex doit repousser les limites de la plongée profonde.

C’est dans ce contexte que l’entreprise marseillaise se spécialise dans la plongée à saturation. Plutôt que de faire descendre et remonter les plongeurs quotidiennement, en respectant de longs paliers de décompression, Henri Germain Delauze développe une approche radicalement nouvelle visant à accroître leur productivité. Le principe est simple : des caissons hyperbares sont pressurisés à la même pression que celle du chantier sous-marin. Les plongeurs y vivent pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines. La décompression n’intervient qu’une seule fois : à l’issue de la mission, lors du retour en surface.
Pour Henri Germain Delauze, équiper ses plongeurs de montres capables de résister aux grandes profondeurs relève de la nécessité absolue. Au début, Comex s’équipe avec des modèles fabriqués par Doxa, Zodiac ou Aquastar. Mais très vite, ces solutions montrent leurs limites.
À la fin des années 1960, l’entreprise marseillaise change d’échelle et s’adresse directement à l’industrie horlogère suisse. Deux noms s’imposent : Omega et Rolex.
Avec ces 2 maisons historiques, Comex ne se contente plus d’adapter, elle fait développer. Pour ses plongeurs, chaque marque conçoit des modèles spécifiques, pensés pour encaisser les contraintes extrêmes de la plongée à saturation. Des montre-outils, au sens le plus radical du terme.
C’est précisément cette exigence, alliée à des productions limitées et à une histoire profondément ancrée dans l’exploration sous-marine, qui confère aujourd’hui à ces pièces un statut à part. Sur le marché des montres de collection, ces tool watch font régulièrement grimper les enchères !

Bibliographie

Divers catalogue de ventes aux enchères

Contacter

Justine LAMARRE

Horlogerie | Joaillerie | Objets de Collection
+33 (0)6 68 95 20 61
www.madamewatches.com

 

[numéro UFE : 520]

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