Xavier Mathieu
Antonio de La Gandara (1861-1917)

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Antonio de La Gandara – Le Bassin du Luxembourg – 1899 – Huile sur toile dans son cadre d’origine en feuilles de tulipes [détail] – Collection particulière © archives de l’expert

L’ARTISTE

Antonio de La Gandara, né Antoine Henri Pierre de La Gandara le 16 décembre 1861

 

Antonio de la Gandara est né à Paris d’une mère anglaise et d’un père espagnol en provenance du Mexique.

Élève à Condorcet tout comme son frère qui rejoindra la troupe de Sarah Bernhart, le jeune Antonio se destine à la peinture en rejoignant les classes de Gérôme et de Cabanel à l’École nationale des Beaux-Arts de Paris en 1879.

Pour sa première exposition aux Artistes Français en 1882, il est remarqué selon Robert de Montesquiou par Albert Besnard pour son Saint Sébastien. C’est suite à cette rencontre avec le célèbre dandy du Pavillon des Muses que la notoriété de l’artiste s’affirme.

Dans l’histoire de la peinture de la Belle Époque, La Gandara est installé comme peintre mondain puisqu’il a immortalisé les plus grands personnages de cette époque :

Sarah Bernhart, Liane de Pougy, la comtesse de Noailles ou l’Infante Eulalie, notamment, et pour les messieurs, Robert de Montesquiou, Boniface de Castellane, Edmond de Polignac, Jean Lorrain ou le prince de Sagan…

Cette classification est cependant restrictive si l’on oublie les natures mortes, les délicats pastels, les magnifiques paysages de parc et de jardins et les expériences symbolistes. En 35 ans de carrière, La Gandara a participé à 140 expositions, et sa production est estimée à un millier d’œuvres.

Plusieurs fois récompensé, il est décoré de l’Ordre d’Isabelle la catholique et fait officier de la Légion d’Honneur par Alfred Roll. Témoin de son temps, il a entretenu avec les littérateurs de nombreux échanges épistolaires : Edmond de Goncourt, Alphonse Daudet, Jean Lorrain, Anatole France, Marcel Proust, Camille Mauclair, Henri de Régnier, Paul Fort, Pierre Louÿs,

Admirateur des toilettes féminines, il devint président de l’Association des Peintres costumiers de la mode créée pour soutenir la profession. Mais, comme pour beaucoup de choses, la première guerre mondiale donnera un coup d’arrêt aux projets en gestation et il disparaît en 1917.

 

 

L’EXPERT

Xavier Mathieu, l’origine d’une passion

 

Xavier Mathieu est le petit-neveu du peintre Antonio de la Gandara (1861-1917) par sa veuve Charlotte Saint André (1879-1968), sœur de sa grand-mère maternelle. Charlotte, la marraine de Xavier Mathieu, terminai ses jours avec sa sœur dans la famille Mathieu.
C’est dans cet environnement que les derniers témoignages sur l’œuvre du peintre et sa vie ont pu être récoltés.

Lorsque par succession, Xavier Mathieu entre en possession des œuvres de son aïeul, il commence alors un travail de mémoire qui l’amène à rencontrer les descendants de l’artiste issus de son premier mariage. Ceux-ci disposent également d’une partie de l’histoire et un nombre conséquent d’œuvres. Les recherches font alors un considérable bond en avant.

 

Études et publications

Après vingt ans de recherche menées conjointement avec l’arrière-petit-fils de l’artiste, Xavier Mathieu publie en 2011 la première biographie de l’artiste richement illustrée de 400 photos d’œuvres et de souvenirs familiaux. Fort des encouragements reçus et soutenus par les quelques cent collectionneurs identifiés, Xavier Mathieu s’attèle alors à organiser une grande rétrospective pour le centenaire de la disparition de l’artiste. C’est l’hôtel Lambinet de Versailles qui recevra en 2018 et 2019 cet événement qui a permis au public d’admirer 124 œuvres mises à disposition par 43 prêteurs dont les musées de Beauvais, Orsay, du Petit-Palais à Paris, du Château Royal de Blois, du Château d’Azay-le-Ferron et du musée des Beaux-Arts de Marseille.

Il restait à réaliser le Catalogue Raisonné de l’œuvre d’Antonio de la Gandara, ce qui est en cours et devrait voir le jour prochainement.

Près de 800 œuvres sont recensées et documentées par une référence de catalogue, une correspondance, une revue d’époque et (dans le meilleur des cas) un reportage photographique.

Cette somme scientifique constituera ainsi pour l’histoire de l’art le travail de mémoire que méritait cet artiste.

 

Bibliophile et collectionneur

Xavier Mathieu est un amoureux du 19ème siècle qu’il continue d’explorer à la recherche des indices sur le vie et l’œuvre de son ancêtre.

Membre de la Société d’Histoire de l’Art français, il a été nommé chevalier dans l’Ordre national du mérite en 1992.

www.lagandara.fr

Bibliographie

Les ouvrages de référence :

Xavier Mathieu « Antonio de La Gandara, un témoin de la Belle-Époque » Éditions Illustria -Librairie des musées, 2011

Xavier Mathieu « Antonio de La Gandara – Gentilhomme-peintre de la Belle Époque (1861-1917) » Éditions Gourcuff Gradenigo, 2018

 

Les ouvrages collectifs :

Les Actes du colloque « Jean Lorrain (1885-1906) – Autour et alentours », 26 novembre 2005

« Inverses », Société des Amis d’Axieros – Dossier Jean Lorrain, 2007

« Le dictionnaire Colette » sous la direction de Jacques Dupont et Guy Ducrey, 2018

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