Michel Rodrigue
Peinture pré-impressionniste / École de Barbizon / Jules Noël et son œuvre

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Victor Dupré, Les grands chênes à Barbizon, Huile sur toile, (détail) Coll. part. © Michel Rodrigue, Paris

L’expert

Dès 1812, Napoléon 1er souhaite personnellement renouveler l’Art en France.
Concernant la peinture, afin de s’éloigner du classicisme de Ingres et David, il institue par décret une nouvelle catégorie aux concours des Beaux-arts et des prix de Rome intitulée Portraits d’arbres, sur les conseils des peintres Camille Corot, Théodore Caruelle d’Aligny et Jean-Victor Bertin.
En conséquence, avec calèches d’abord, puis chemins de fer plus tard, les artistes parisiens quittèrent leurs ateliers et les forêts voisines de Paris, surtout Meudon, pour se rendre dès 1820 près de Fontainebleau dans les petits villages de Chailly-en-Bière, Bourron-Marlotte et Barbizon où il était facile de s’installer, manger et dormir à l’auberge Ganne.
La forêt de Fontainebleau devint leur domaine et leur refuge ; loin de l’urbanisme étouffant de la capitale, cette forêt offrit aux peintres une sorte de nature sauvage en réduction.

Là, portés par le sentiment de la nature, les artistes fascinés par le paysage, les arbres et les animaux de la forêt, seront fidèlement présents dans les environs de Barbizon pendant plus d’un demi-siècle et attachés à des motifs champêtres d’une justesse et d’un bucolique renouvelés ; leurs œuvres seront montrées avec succès par les galeries Petit et Durand Ruel. Dans les salons de peinture à Paris, on les considèrera comme des innovateurs.
La nature entrait enfin aux Beaux-Arts et dans les Salons par la grande porte dépouillée des sujets d’Histoire ou de mythologie.
Camille Flers, Théodore Rousseau, Charles Jacque, Antoine-Louis Barye, Jacques-Raymond Brascassat, Louis-Nicolas Cabat, Camille Corot, Charles-François Daubigny, Honoré Daumier, Narcisse Diaz de la Pena, Léon-Victor Dupré, Paul Huet, Jean-François Millet, Charles-Olivier de Penne, Constant Troyon, Félix Ziem, Ferdinand Chaigneau, Eugène Lavieille, Hippolyte-Camille Delpy… et Jules Dupré devinrent incontournables qui attirèrent à Barbizon les jeunes et futurs impressionnistes. Claude Monet, Édouard Manet, Edgar Degas ou Auguste Renoir iront à Barbizon pour « faire des Diaz », selon leur expression.
Il est indéniable que la peinture de Barbizon fut l’une des sources d’inspiration de nombreux peintres, et particulièrement des Impressionnistes dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Michel Rodrigue a, à ce jour, visionné plus de 30000 œuvres de l’École de Barbizon, dont 15000 d’entre elles ont été présentées en ventes publiques.

 

Bibliographie

– Michel Rodrigue et André Cariou, « Jules Noël », Éditions Palantines,
Quimper 2005

L’Oise, de Dupré à Vlaminck », Éditions Somogy, Paris 2007 – contributions de Michel Rodrigue
https://musee.ville-isle-adam.fr/publication-musee/loise-de-dupre-vlaminck

Michel Rodrigue prépare actuellement le supplément du Catalogue raisonné de l’Oeuvre de Jules Dupré

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